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C'est
une vieille légende racontée par François Boyer
à Didier Huguet, qui l'a traduite en Occitan (parler de
Murat).
F.
Boyer est originaire du vieux village de Rocherousse, sur la commune
de Marcenat, dans les montagnes du Cantal, entre
Riom-ès-Montagne
et Alanches. C'est donc un village montagnard, au pied du
Cézalier.
Cette
histoire est très intéressante, car elle relie le mythe
et l'histoire ; elle parle de la cohabitation des hommes avec les
serpents. Les serpents viennent du ventre de la terre, ils
représentent la nature, la Terre-mère (allusion aux
statues idôlées dans l'Antiquité). Le dernier
serpent serait en quelque sorte le 'roi' des serpents, il est
symbolique ; peut-être un clin d'oeil au risque de
détruire
la nature ?
Il
existe des légendes similaires, dont une dans un village des
environs de Riom-ès-Montagne, où les gens vivaient en
harmonie avec les serpents jusqu'à ce qu'on les fasse
disparaître, et le village attrappe alors la peste (ce qui
advint véritablement).
Dans le monde traditionnel, l'aumône était alors presque une obligation ; elle l'est encore dans certaines civilisations, comme notamment les pays d'Orient.
La tireta est le grand tiroir qu'il y a en bout de table. Le petit tiroir serait plutôt le tiradon.
La boba est un serpent en général et plus précisément une couleuvre.
L'estiflòl est un sifflet, une petite flûte qui rappelle celle des charmeurs de serpents (similarité avec des histoires d'Allemagne, de Suisse Romande, d'Argentine, avec des serpents ou parfois des rats).